Coupe du Monde 2022 au Qatar : 6 500 ouvriers seraient morts dans les chantiers

Depuis l’attribution de la Coupe du Monde 2022 au Qatar en 2010, plus de 6 500 travailleurs migrants seraient morts sur les chantiers. La faute à une chaleur trop intense, des chutes et des insuffisances cardiaques, et autres. Ce nombre de décès fait contraste avec le chiffre officiel donné par le Qatar, bien moins élevé.

6 500. C’est le nombre de travailleurs migrants qui seraient morts dans les chantiers de construction des stades au Qatar depuis 2010, soit l’année de l’attribution de la Coupe du Monde 2022 au pays du Golfe.

Ces chiffres, révélés ce mardi 23 février par The Guardian, ont été récoltés auprès des gouvernements du Sri Lanka, du Pakistan, d’Inde, du Bangladesh et du Népal. En moyenne, depuis 2010, douze ouvriers auraient perdu la vie chaque semaine.

Les causes principales des décès sont les fortes chaleurs, les chutes et les insuffisances cardiaques. Ces chiffres effrayants le sont d’autant plus par leur non-exhaustivité. Ils n’incluent pas les chiffres de plusieurs pays qui envoient un grand nombre de travailleurs au Qatar, comme les Philippines et le Kenya. Les décès survenus depuis les derniers mois de 2020 ne sont également pas comptabilisés.

Au cours des dix dernières années, le pays s’est lancé dans un ambitieux programme de constructions (aéroport, routes, transports publics, hôtels, ville nouvelle, etc.), en grande partie lié à l’organisation du mondial, selon The Guardian. Le journal britannique estime qu’il est « probable » qu’une grande partie de ces décès soient liés à ces projets. Mais seuls 37 ouvriers parmi les 6 500 seraient décédés sur les chantiers des stades de la Coupe du monde. Dont 34 ne sont pas considérés comme des accidents du travail par le comité d’organisation local. Des chiffres remis en cause par plusieurs experts.

Selon le gouvernement qatarien, le nombre de morts est proportionnel au nombre de travailleurs immigrés présents dans le pays et « inclut des travailleurs en col blanc qui sont décédés de mort naturelle après avoir vécu au Qatar de nombreuses années », écrit The Guardian.

Source: lequipe/The Guardian

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