Des hackers publient des données confidentielles sur le vaccin Pfizer-BioNTech après un piratage

Des documents confidentiels concernant les médicaments et les vaccins contre le Covid-19 ont été publiés sur internet après une cyberattaque survenue en décembre 2020 contre l’Agence européenne des médicaments. Le vaccin Pfizer-BioNTech est concerné.

Des hackers qui avaient réussi en décembre à subtiliser des documents confidentiels relatifs notamment au vaccin Pfizer-BioNTech sur les serveurs de l’Agence européenne des médicaments (AEM) les ont publiés en ligne.

Dans un communiqué, l’AEM explique que l’enquête en cours sur cette cyberattaque «a révélé que certains des documents consultés illégalement liés aux médicaments et aux vaccins contre le Covid-19 ont été divulgués sur internet». «Les mesures nécessaires sont prises par les autorités chargées de l’application de la loi», ajoute le texte.

Selon l’agence Bloomberg, ce communiqué de l’AEM sur la violation est intervenue après qu’une société italienne spécialisée en cybersécurité, Yarix, a fait savoir avoir trouvé sur le dark web des documents piratés liés à l’autorisation du vaccin Pfizer-BioNTech et aux processus commerciaux qui lui sont relatifs.

Le quotidien australien The Sydney Morning Herald rapporte à cet égard qu’un hacker a publié un article de blog contenant des fichiers de l’AEM, y compris des messages électroniques confidentiels liés à la production et à la commercialisation de vaccins, citant le PDG de Yarix, Mirko Gatto, dans une interview. Ce dernier à en outre expliqué que des captures d’écran et des documents contenus dans cette publication faisaient référence à un portail de communication sécurisé de l’AEM réservé au personnel autorisé.

Vaccin Pfizer/BioNTech contre le COVID-19 : une efficacité de seulement 19% au lieu des 95% annoncés ?

Pour rappel, le vaccin BNT162b2 de Pfizer et BioNTech est l’un des candidats contre le COVID-19. Il s’agit d’un vaccin de type ARNm. Il a déjà été approuvé par de nombreux pays dont l’Union européenne, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada ou encore Israël.

Selon ses créateurs, ce vaccin offre ” une efficacité de 95% contre le COVID-19 “. Il serait aussi capable de ” neutraliser ” les nouveaux variants britanniques et sud-américains du virus.

Toutefois, cette efficacité est remise en question par Peter Doshi, chercheur à l’Université du Maryland. Dans un article publié le 4 janvier 2020 dans le journal britannique The BMJ, l’expert critique la méthode employée par Pfizer pour mesurer les performances de son vaccin.

En effet, le géant pharmaceutique américain a affirmé avoir découvert 170 cas COVID-19 confirmés par test PCR lors de la phase III de ses essais cliniques, et 3410 cas suspects. Or, si ces cas suspects sont pris en compte pour mesurer l’efficacité du vaccin, celle-ci chute à seulement 19% au lieu des 95% annoncés.

Même sans tenir compte des cas confirmés dans les sept jours suivants la vaccination, le taux d’efficacité demeure à 29% seulement. Par ailleurs, Doshi reproche aussi à Pfizer de ne pas avoir tenu compte de l’influence d’éventuels médicaments sur l’efficacité du vaccin…

Les critiques de Peter Doshi soulèvent un vif débat sur les réseaux sociaux, notamment en Chine. De nombreux experts estiment que la méthode de mesure de ce chercheur américain est mauvaise, puisqu’il prend en compte tous les participants présentant des symptômes comme s’ils étaient des cas COVID-19 confirmés (même en cas de test PCR négatif).

Quoi qu’il en soit, de nombreux scientifiques s’accordent à dire que Pfizer devrait fournir davantage de données brutes sur son vaccin. Ceci permettrait de mieux analyser le vaccin et son efficacité, en excluant notamment les paramètres environnementaux.

Pfizer : un géant pharmaceutique condamné à plusieurs reprises

Par le passé, Pfizer a été condamné à plusieurs reprises par la justice. En 2009, la firme pharmaceutique a payé une amende record de 2,3 milliards de dollars pour avoir corrompu des médecins afin qu’ils prescrivent des médicaments surdosés ou à contre-emploi.

Plus récemment, en 2016, l’entreprise a dû payer 107 millions de dollars au Royaume-Uni pour avoir augmenté le prix du médicament antiépileptique Epanutin de plus de 2600%. Il est donc clair que Pfizer n’en serait pas à sa première fraude si le vaccin contre le COVID se révélait moins efficace qu’annoncé…

Si les données volées publiées par les hackers comportent bel et bien des éléments discréditant le vaccin BNT162b2, cela sera sans doute révélé très prochainement. Il ne reste donc qu’à patienter pour découvrir si ce vaccin est un réel espoir pour sortir de la pandémie, ou une désespérante escroquerie orchestrée par un géant pharmaceutique sans scrupules désirant profiter de la crise…

Sourse : RT / lebigdata.

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