Mort de Zineb Redouane, une contre-expertise met en cause la police

Une contre-expertise indépendante a été menée au sujet de la mort de Zineb Redouane, touchée par une grenade lacrymogène en 2018 alors qu’elle était dans son appartement à Marseille. Pour l’avocat de la famille, ses conclusions révèlent que le tir du CRS était « clairement volontaire ».

Dans une vidéo mise en ligne sur Youtube, Disclose et Forensic Architecture identifient la position du tireur à un peu plus de 30 mètres d’une rangée d’immeubles. Or “comme son nom l’indique, le DPR100 est prévu pour atteindre un objectif situé à environ 100 mètres du tireur”, précise la vidéo qui rappelle qu’avec ce type de lanceur de grenade, le tir tendu est strictement interdit et doit au contraire se faire en cloche. Un tir impossible dans les conditions du 1er décembre 2018 telles que décrites par la vidéo.

« Un tir volontaire », pour l’avocat de la famille

Pour Me Yassine Bouzrou, avocat de la famille de la victime, « la contre-expertise indépendante démontre clairement qu’il s’agit d’un tir volontaire en direction de l’immeuble d’habitation de Mme Redouane ».

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