Pascal Praud le fayot, dévoilé par un ami de jeunesse

Visage incontournable du PAF depuis qu’il arbitre les débats bruyants de L’heure des pros, Pascal Praud a droit à un long portrait dans le Journal Du Dimanche. Où l’ex de Téléfoot est raconté par ceux qui l’ont croisé, de TF1 jusqu’à CNews.

Le rêve du gamin de Nantes est bien en train de se réaliser. Longtemps cantonné aux seconds rôles, Pascal Praud (56 ans) a enfin vu sa carrière prendre une nouvelle dimension depuis son arrivée sur CNews.

Parmi les têtes de gondole de la chaîne, où son Heure des pros cartonne – 618.000 téléspectateurs en moyenne pour l’édition de 20 h – autant qu’elle choque pour ses débats penchant très à droite, l’ancien visage de Téléfoot tient enfin le premier rôle qu’il a toujours voulu avoir.

Car ceux qui connaissent bien Pascal Praud le savent : dès ses débuts à Ouest-France, le journaliste nantais ne rêvait que de grandeur et de notoriété. Quitte à prendre (et à provoquer) les coups.

« Je le voyais souvent. Il disait tout le temps : “Qu’on parle de toi en bien ou en mal, ce n’est pas grave : l’important c’est qu’on parle de toi« , confirme Anthony Brulez, journaliste de France 3 Pays de la Loire, au JDD. « Un jour, j’irai à Paris, je travaillerai à la télé et je serai connu« , dit sans retenue le futur père de quatre enfants.

« D’autres auraient été démolis »

Se moquer des critiques sera une constante chez Pascal Praud : dans le TF1 des années 90, l’ambitieux se fiche totalement d’incarner le fayot passant des heures à copiner dans le bureau de Jean-Claude Dassier, patron des Sports qui a désormais son rond de serviette dans L’Heure des pros. Même chose deux décennies plus tard lors de la grève d’iTélé, où il est l’un des rares à soutenir ouvertement son chef Vincent Bolloré.

Cela lui vaut de nombreuses inimitiés chez ses collègues, mais c’est le plan de carrière du journaliste de RTL ayant réussi à se faire un chemin du foot à la politique.

« C’est le mec le plus imperméable aux critiques qui soit, s’étonne encore Matthieu Dupont, grand reporter à TF1 qui l’a côtoyé au service des sports. Parfois on arrivait dans un stade, on allait sur la pelouse, et là vous aviez des dizaines de milliers de personnes qui hurlaient “Praud, enculé !” et autres insultes. D’autres auraient été démolis. Lui, ça le motivait.

C’est la même chose aujourd’hui, les gens peuvent dire ce qu’ils veulent de lui sur les réseaux sociaux ou ailleurs, ça ne le touche pas. Il en rit. On ne comprend rien de lui si on ne se dit pas qu’il est aussi un personnage de théâtre ». Un personnage provoc’ qui, à l’heure de l’indignation 2.0, n’est plus vraiment fait pour les seconds rôles.

Source: gala

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