Regain de tensions entre l’Iran et les États-Unis, Le Pentagone envoie plus de B-52 au Moyen-Orient

Les vols ont eu lieu une semaine après que Trump a averti Téhéran à la suite de frappes de roquettes sur l’ambassade américaine en Irak.

Deux bombardiers américains B-52 ont effectué une démonstration de force dans le golfe Persique mercredi, une semaine après que Trump a averti l’Iran qu’il le tiendrait responsable «si un Américain était tué » dans des attaques à la roquette en Irak que le l’administration et les responsables militaires sont imputés à Téhéran.

La mission aller-retour de 36 heures des avions de guerre depuis la base aérienne de Minot, dans le Dakota du Nord, était la troisième fois en six semaines que des bombardiers de l’armée de l’air effectuaient des vols à longue portée à environ 60 miles au large des côtes iraniennes, des mouvements que les responsables militaires ont déclaré être intentionnels.

Pour dissuader l’Iran d’attaquer les troupes américaines dans la région.

Les États-Unis mènent périodiquement de telles missions de démonstration rapides au Moyen-Orient et en Asie pour présenter la puissance aérienne américaine aux alliés et aux adversaires.

Mais les tensions ont augmenté avant le 3 janvier anniversaire de la frappe de drone américain qui a tué le général Qassim Suleimani, le commandant de la force d’élite iranienne Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique, et le chef irakien d’un groupe soutenu par l’Iran.

Les dirigeants iraniens insistent à plusieurs reprises sur le fait qu’ils n’ont pas encore vengé, ces derniers jours, des analystes américains du renseignement ont déclaré avoir détecté les défenses aériennes, les forces maritimes et d’autres unités de sécurité iraniennes en état d’alerte.

Mais les hauts responsables du ministère de la Défense reconnaissent qu’ils ne peuvent pas dire si l’Iran ou ses mandataires chiites en Irak se préparent à frapper les troupes américaines ou à riposter si Trump ordonne une attaque préventive contre eux, une option dont les assistants l’ont écarté le mois dernier, du moins pour le moment.

Téhéran avertit Trump d’une attaque sous faux drapeau israélienne en Irak.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a mis en garde le président américain sortant Donald Trump contre un piège tendu par les agents d’Israël en Irak pour faire déclencher une guerre.

Sur sa page Twitter, Mohamad Jawad Zarif a révélé que « des informations lui sont parvenues faisant état que des agents pro israéliens préparent des attaques antiaméricaines en Irak pour entrainer les Etats-Unis vers une guerre en fabriquant des prétextes fallacieux ».

« Trump, faites attention au piège. Le jeu avec le feu fera l’objet d’une riposte sérieuse, surtout contre vos amis les plus proches », a-t-il averti ».

Pour sa part, le porte-parole du ministère des AE Said Khatibzadeh a assuré que son pays ne cherche pas à semer des tensions dans la région mais défendra sérieusement ses intérêts.

« L’Iran ne sera pas le déclencheur des hostilités mais sa riposte sera décisive et forte. Les responsabilités et les séquelles de toute nouvelle aventure dans la région en incomberont aux États-Unis », a-t-il ajouté.

« L’Iran ne veut pas la guerre. Mais il défendra et par tous les moyens son peuple sa sécurité et ses intérêts vitaux », avait-il poursuivi.

Le Jeudi 31 décembre, M. Zarif a accusé le président américain sortant de chercher à fabriquer « un prétexte » pour lancer « une guerre » avant son départ le 20 janvier de la Maison Blanche, après un mandat durant lequel il a mené une campagne de « pression maximale » contre Téhéran, sans réaliser ses objectifs de faire plier ce pays.

L’administration américaine sortante qui s’était retirée de l’accord nucléaire n’a pas réussi à contraindre Téhéran à introduire son programme balistique dans les négociations sur son programme nucléaire. Pour les Iraniens ces deux questions sont séparées et le programme balistique est indiscutable car il relève de la défense nationale du pays.

Le jeudi 31 décembre, la délégation iranienne permanente aux Nations unies avait envoyé un message au secrétaire général Antonio Guterres mettant en garde contre une aventure américaine dans le golfe.

« En plus des armes sophistiquées qu’ils ont envoyées dans la région ces dernières semaines, les Etats-Unis ont effectué des actes militaires de provocation dont entre autre le survol de leurs bombardiers stratégiques de longue portée au-dessus du golfe persique ces derniers jours », a rendu compte le message iranien.

Les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran ont augmenté à l’approche de l’anniversaire de l’assassinat du puissant général iranien Qassem Soleimani, chef de la force Qods des gardiens de la révolution, tombé en martyre suite à une frappe américaine à Bagdad le 3 janvier 2020, au côté du numéro deux du Hachd al-Chaabi irakien Abou Mahdi al-Mohandes et de 10 de leurs compagnons.

Source : traduit par mediasplus, www.nytimes, lesmoutonsrebelles.com

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