Vincent Bolloré plaide coupable dans une affaire de corruption

Soupçonné d’avoir participé, via son entreprise de communication Havas, à l’obtention de la gestion des ports de Conakry en Guinée et de Lomé au Togo par la société PEFACO qui, par ailleurs, fait depuis deux ans l’objet d’une enquête de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

Selon un article publié sur le site web nouvelobs.com le 26 février 2021

Les juges d’instruction ont établi que le magnat des médias et son groupe avaient payé 370 000 euros de dépenses de communication au président togolais Faure Gnassingbé, afin d’obtenir des contrats et avantages fiscaux sur le port de Lomé. Vincent Bolloré, le groupe Bolloré SE et deux autres cadres ont reconnu les faits, s’évitant ainsi un procès. Le tribunal judiciaire de Paris devra déterminer, ce vendredi, le montant des amendes.

Ce n’est pas seulement l’épilogue d’une longue saga judiciaire qui a démarré voilà dix ans. C’est aussi une affaire éminemment symbolique, concernant l’un des hommes les plus puissants de France.

Selon Nouvelobs, Vincent Bolloré, devenu en quelques années l’homme fort des médias dans l’Hexagone, va plaider coupable dans un dossier de corruption ce vendredi 26 février, devant le tribunal judiciaire de Paris.

Ce dossier, c’est celui, en 2009, de la prolongation et extension de la concession du port de Lomé, au Togo. Et cela concerne un continent, l’Afrique, à l’origine de sa fortune estimée à 5,7 milliards d’euros par le magazine « Challenges ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *